Qi et Qigong


Le mot « qi », improprement rendu en français par les termes « souffle », ou « énergie », recouvre une réalité vaste et complexe. L’idéogramme représente un nuage de vapeur qui émane de la cuisson d’un grain de riz. Derrière cette image simple se cache un concept qui traverse tous les pans de la culture chinoise antique : peinture, médecine, géomancie, philosophie, arts martiaux...

Unicité du Qi



« Le Tao a produit un ; un a produit deux ; deux a produit trois ; trois a produit tous les êtres.* »

 

Ainsi se trouve formulée, dès 600 avant J.-C., la théorie de l’unicité du qi. Le Tao, indéfinissable racine du monde, produit d’abord « un » : c’est le qi.

« Un » se divise pour engendrer « deux » : c’est le yin-yang.

« Deux » se met en mouvement et « trois », le vide médian, donne naissance à tout ce qui est.

Pour les penseurs chinois de l’antiquité, le qi est donc le matériau primordial qui compose tout l’univers – visible et invisible, matière et énergie.

Cette théorie vieille de plus de 2500 ans est conforme aux découvertes scientifiques les plus récentes.

De l'importance du contexte



Si le qi désigne au sens large le matériau primordial de l’univers, il peut prendre des sens plus restreints selon le contexte. Par exemple, le qi du ciel se rapporte aux énergies qui animent le climat, tandis que le qi de la terre correspond aux forces telluriques dont le cours est dicté par la topographie d’un lieu.

 

La médecine chinoise traditionnelle distingue de nombreuses sortes de qi dans le corps humain d’après leur origine, leur localisation ou leur fonction physiologique. Aussi, dès que l’on emploie le mot qi, il convient, sans oublier le sens général, de bien définir de quoi l’on parle.

 

Du point de vue du Taichichuan ou du qigong, le qi est un fluide qui circule dans tout le corps et qui peut être guidé par l’intention pour améliorer la santé ou accroître la puissance martiale. Son développement est donc un enjeu majeur de ces pratiques. Si les scientifiques occidentaux peinent à prouver l’existence d’une telle substance, la médecine chinoise en fait usage depuis plus de 2 millénaires avec une efficacité manifeste.

Qijong et respiration



Le qigong est un mot-catégorie qui regroupe toutes les pratiques qui visent à accumuler le qi, à le faire circuler et à le raffiner. La Chine ancienne a produit des exercices célèbres : les huit trésors du général Yue Fei, la chemise de fer, la cloche d’or, la petite et la grande circulation, le qigong du nettoyage de la moelle et bien d’autres.

 

Le Taichichuan s’inscrit naturellement parmi les qigong à finalité martiale, en dépit de la distinction moderne instaurée entre les deux disciplines pour des motifs plus politiques que techniques. La plupart des exercices de qigong mettent à profit des techniques respiratoires pour générer davantage de qi. Cependant la respiration est un mécanisme délicat qu’il est préférable de ne pas chercher à contrôler dans un premier temps. Un entraînement mal mené peut avoir des effets préjudiciables sur la santé, c’est pourquoi ce travail doit être encadré par un professeur compétent.

 

* Extrait du chap. 42 du Livre de la Voie et de la Vertu, traduction de Stanislas Julien.

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